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Accueil > Les Marchés > 3e Nuit de la Photographie contemporaine pour voir le programme
Né le 20 avril 1973 à Clichy (92)
Un parking vide en lisière d’un parc crée à lui seul un univers de fiction. Des pommes abandonnées ou un cimetière multicolore se moquent de nos peurs. Les intérieurs kitch nous parlent de leurs occupants. Plus loin une brosse à dents nous raconte une histoire. Le fantastique transpire dans ces images, qui veut que le photographe soit un passeur d’un genre nouveau, susceptible de piéger dans sa camera obscura des rencontres et des correspondances incongrues. Une lumière froide, accompagne ses insomniaques et l’inquiétude des sujets est transcendée par la beauté. Avec une douce tristesse, Nicolas Wilmouth capture les vanités de notre époque. Ainsi dans la série Singles le temps et la mort ne cessent d’être interrogés. Le crâne d’antan a été remplacé par des poissons congelés échoués sur une plage ou bien une peau de banane improbable, un scorpion domestiqué ou une cireuse déplacé au milieu de rochers. De l’inquiétude métaphysique, Nicolas nous amène aussi à sourire des éléments anecdotiques qui font partie du pittoresque quotidien. Notre environnement familier est bousculé sans complaisance et avec beaucoup d’humour. Dans la série Le Singe, la Girafe et l’Ibis Rouge, les animaux participent à la fabulation Wilmouthienne. La théâtralisation des lieux s’y prête, Nicolas nous présente ici un récit imaginaire. Les trompe l’œil s’amusent à nous perdre. Ses animaux égarés, voire inquiétants en deviennent abstraits. L’iconographie se dévoile complètement dans les séries Dogs et Cabinet de Curiosité. Ses portraits inspirés de peinture du XVIIème sont détournés en photographie. Notre regard fait des aller-retour entre des animaux empaillés mais vibrant d’une vie intérieure et des chiens dociles apprêtés comme des icônes sages de peinture flamande. La lumière de ses flash qui enveloppe et adoucit leurs formes diffuse un inquiétant onirisme, Nicolas saisit la durée de la pose. Les brumes de la série Moselle se retrouvent dans le poil noir de ces chiens. On croit pouvoir les toucher, oups c’est une photo. Toute cette puissance esthétique découle d’une excellente maîtrise de son medium. Ses photographies nous obligent à rompre avec notre perception du réel habité ou contemplé. On regarde, on s’évade : Nicolas Wilmouth piège notre imagination. Objectif atteint. V. Goutal mars 2009 Expositions
Représenté par la Galerie Van Kranendonk à Lahaye, Pays-bas depuis 2007
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